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Les Troyens de Berlioz: le plus beau duo d'amour !  posté le mercredi 02 avril 2008 11:15

Il est  des  moments bénis  où  tous les bonheurs se croisent .

On  tire un fil  et s'enchainent de longs moments de plaisir , pour former un  accord parfait,  un ensemble  harmonieux qui  provoque une euphorie durable . 

Ce n'est pas l'" Entrelac",  ni les "correspondances"  de Baudelaire ou les "analogies" de Valéry, splendides associations mais arbitraires ou hasardeuses , au moins très subjectives . Ici c'est bien une "magie" née de  la fusion d'oeuvres très "humaines"   dont les racines plongent dans notre histoire. 

Il aura fallu  la fondation de Carthage pour que  Virgile donne à  Rome sa généalogie  mythique grecque et inspire à  Berlioz le plus beau duo d'amour !

 

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Sibélius ,le Cygne de Tuonella  posté le dimanche 09 décembre 2007 22:09


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Bien qu'il  soit déjà sur mon site  , un peu noyé j'en ai  peur,  j'aimerais vous montrer ce que j'ai presque  élevé au rang de mythe , un entrelacs  comme j'aime  à  appeler avec plus ou  moins d'exactitude , cette association d'image  de musique et de  poésie.

Ici  le  le superbe  sonnet de   Mallarmé "Le vierge le  vivace et le bel  aujourd'hui"  accompagné  si parfaitement , (à mon goût ) par le cygne de  Tuonella de Sibelius , évoquant si bien  le froid finlandais  figeant dans la glace les ailes du poete  . Avec  une audace que vous me pardonnerez , j'ai osé  compléter  ce beau duo par une aquarelle du magnifique oiseau.

Sonnet

Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui!
 
Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
 
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.
 
Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.

Mallarmé
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