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L'art de la fugue de Jean Sebastien Bach :Instrumentation de Hermann Scherchen (compositeur) posté le mercredi 09 juillet 2008 13:00

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Hermann Sherchen (1891-1966)

 

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HERMANN SCHERCHEN (1891-1966)

SUR "L'ART DE LA FUGUE" VERSION SCHERCHEN par Francis Irving Travis

L'Art de la Fugue produit sur moi l'effet d'une coupe pratiquée dans toute l'étendue de l'histoire de la musi­ que, ou d'une illustration de celle-ci dans sa totalité : certains mouvements, comme par exemple les Contre­ points 6 ou 8, nous font remonter, de par leur facture, aux débuts du baroque ; d'autres, voyez la triple fugue, Contrepoint II, et la quadruple fugue inachevée, Contrepoint 18, présentent des formules harmoniques si audacieuses qu'elles pourraient venir tout droit de l'époque post-wagnérienne. La plupart des versions de l'œuvre réalisées jusqu'à ce jour portent pour ainsi dire en elles un alibi, dans ce sens qu'elles dissimulent les problèmes esthétiques essentiels derrière un appa­reil instrumental qui date. A mes yeux, ce parti pris d'antiquité, qu'il se manifeste par l'orgue, le duo de clavecins ou le quatuor à cordes, isole l'oeuvre et s'interpose comme un écran entre elle et l'auditeur, le privant ainsi d'une étude plus approfondie. Dans une œuvre de cette ampleur, même les tours harmoniques et les conduites de voix les plus osés peuvent sonner platement, dépouillés qu'ils sont de leur potentiel intérieur, si l'œuvre est transcrite, disons pour un ou deux clavecins, ou pour quatuor à cordes. Hermann Scherchen, après s'être penché toute sa vie sur l'Art de la Fugue et l'avoir dirigé des douzaines de fois dans les versions de Graeser et de Vuataz, décida, trois ans avant sa mort, de se risquer à établir une nouvelle version, personnelle cette fois, dont il dirigea la première à Lugano le 14 mai 1965. Scherchen se montre ici avant tout sous son aspect de praticien génial de l'orchestre, sans toutefois faire jamais usage des timbres orchestraux comme une fin en soi, mais exclusivement pour mettre en lumière la contexture de cette œuvre complexe.."

 

 

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Tous les commentaires liés à l'article : L'art de la fugue de Jean Sebastien Bach :Instrumentation de Hermann Scherchen

  • Mj/tanit a posté :mercredi 16 juillet 2008 17:04

    Toujours contente de te "voir" Wolfy ..
    Oui vous avez raison , les mots sont difficiles pour Bach ou bien il faudrait des pages !!
    Mais certains enthousiasmes font également plaisir !!
    Bisous
  • wolfy a posté :mardi 15 juillet 2008 13:12

    Une halte par chez toi aujourd'hui qui me transporte dans l'univers de Bach. Cest toute une école!
    Comme le dit si bien Mylène...aucun mot, seule l'écoute est de rigueur.

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