ces grands espaces qui nous fascinent
Le sentiment du sacré
Il y a dans cette fascination, le fait que ces espaces ne peuvent appartenir à personne. Il faudrait être un Dieu pour les dominer ou les soumettre . Pour nous le rappeler : un bateau qui sombre , une piste aussitôt effacée par le sable, une arête si lisse qu’elle dissuade le meilleur alpiniste , un surplomb qui nargue le grimpeur… Téméraire, l’homme s’y mesure . Concentrant toutes ses forces, il se dépasse pour défier l’espace, mais la conquête est inutile L’effort reste vain , gratuit .Mer, désert , montagne , ne se souviendront pas de son passage et garderont leur virginité .
Notre sens du sacré trouve probablement son origine dans cette dimension sur-humaine de la nature , dans sa contemplation ou dans sa confrontation. Est-ce pour cette raison que les flèches de nos cathédrales ressemblent à des montagnes , que les rites religieux s’effectuent en silence et que la solitude favorise le dialogue avec les dieux .





